On n’est pas prévoyant ! Combien d’accidents seraient évités si on pensait juste un peu plus loin. Hier, c’était le grand déneigement, après 35 cm de neige tombée. J’étais à pied, je traversais la rue pendant qu’un camion rempli de neige derrière moi a voulu tourner à gauche et croiser ma route. Il avait tout prévu, semble-t-il, la vitesse à laquelle j’avançais, le temps que je prendrais pour traverser, le moment où il pourrait s’élancer, sa vitesse d’accélération maximale pour passer juste au moment où j’allais terminer mon parcours. Oui, il avait tout prévu, à la seconde près. Et c’est bien là le malheur ! Si mon sac était tombé, si mon talon avait glissé sur une plaque de glace, si mon téléphone cellulaire avait sonné, et si, et si. La seconde d’hésitation, les si, pourquoi on ne les prévoit pas ? Pourquoi ne prévoit-on pas, j’allais dire l’imprévisible, mais ce n’est pas le cas puisque c’est tout à fait probable, que je tombe sur la glace, c’est l’hiver ! Que mon cellulaire sonne, ça sonne toujours ces affaires-là ! C’est fait pour ça ! Qu’un ami me reconnaissant, m’interpelle. Et voilà, l’hésitation qui aurait pu m’être fatale ! L’an passé 2 personnes sont mortes du déneigement.
Ça me fait penser à une plainte que j’ai faite l’an dernier à la STM, un peu pour la même affaire. Un autobus cette fois, encore en hiver, qui s’élance avant que le feu soit vert. De l’autre côté de l’intersection, des piétons qui traverse face à lui. Traînant derrière, une mère, les paquets d’un bras et son jeune enfant marchant derrière en lui tenant l’autre main. Quand l’autobus est arrivé à leur hauteur, ils n’avaient pas encore gagné le trottoir. Il s’en est fallu de peu ! Mais le chauffeur avait lui aussi tout calculé. Et si l’enfant avait échappé le toutou qu’il tenait dans ses bras, s’il avait vu un bloc de glace par terre qu’il avait voulu ramasser…. Improbable ? Pas du tout ! Il suffit de regarder un jeune enfant de 3 ans pendant 30 minutes pour comprendre que c’est tout à fait possible, et même très probable. J’ai connu un gars qui, en voiture, partait comme l’autobus avant que le feu ne soit vert, mais en plus, il passait sur la jaune quasi rouge. Et s’il s’était rencontré sur la route !
Et, il n'y a pas que les automobilistes qui prennent des chances. Prenez les piétons qui traversent à la course entre deux voitures, les cyclistes qui brûlent la rouge pour éviter de s'arrêter. Il y en a qui prévoient même, qu'en tant qu'automobiliste, on les aura vus et on aura eu le temps de ralentir ou d'appuyer sur les freins pour les éviter ! Avez-vous penser que c'est de la glace qui se trouve sous noss roues ? On n’est pas prévoyant. Heureusement, on est chanceux ! Combien de personnes rentrent tranquillement chez eux en ayant, dans la journée, frôlé la catastrophe ?!
Mais d’autres le sont moins, chanceux. Le petit garçon de Québec, mort seul dans la tempête. Et sur la route… à chaque tempête, des gens se tuent, en voiture, sur les routes où la conduite est périlleuse. Chaque fois la même question : pourquoi ? Pourquoi sortir un jour de tempête, alors qu’on a plus de chances d’y rester que de gagner le gros lot à la 6/49 ? Pour le boulot, l’école, le souper d’anniversaire prévu depuis 2 mois ? Pourtant, on en achète des billets de loterie, on y croit au million, et si ça m’arrivait à moi… mais l’accident, lui, il arrive aux autres !
Insouciance ? Allez comprendre ! On a autorisé le virage à droite au feu rouge en sachant que le taux de mortalité allait augmenter, alors que dans les hôpitaux, on s’efforce à sauver le moindre individu !
Et c’est la même chose pour notre corps. On le gave de chips, de gâteaux, de bigs mac, d’OGM et de produits chimiques. On ne mange pas de fruits, juste parce qu’on n’aime pas ça. On ne fait pas d’exercice, on préfère la télévision. Et on est surpris de faire du diabète, des pierres aux reins ou d’avoir mal au dos. Et les urgences et les listes d’attente pour voir un médecin qui débordent…
Pourquoi prendre ces risques ? Qu’y a-t-il de grave ou de si difficile à rester chez nous un jour de tempête ? De manger des fruits et des légumes ? D’attendre que le piéton soit en sécurité sur le trottoir avant de tourner ? De retirer le couvercle de la boîte de conserve pour éviter de s’y couper ? J’écoutais la chargée de campagne du parti québécois, fière de dire à la télévision que, jour de tempête ou non, l’agenda restait le même. Rien ne les arrêtait ! Ça me rassure beaucoup de voir qu’à ce parti, on est sûr de gagner à la roulette russe ! Et on essaie de faire comprendre à nos jeunes que de respecter les limites de vitesse, ça peut sauver des vies. Comme eux, on persiste à croire qu’on est invincible ?
Et on continue de s’endetter, de faire la guerre, de polluer, d’exploiter les sables bitumineux, de produire des gaz à effet de serre. Avez-vous remarqué comment les gens risquent toujours un coup de trop au Banquier ? Vraiment, on a le goût du risque. Laissez-vous votre enfant jouer avec des allumettes ? Alors pourquoi, devenus adultes, on joue avec le feu, le gaz et l’huile en même temps ?
Ça me fait penser à une plainte que j’ai faite l’an dernier à la STM, un peu pour la même affaire. Un autobus cette fois, encore en hiver, qui s’élance avant que le feu soit vert. De l’autre côté de l’intersection, des piétons qui traverse face à lui. Traînant derrière, une mère, les paquets d’un bras et son jeune enfant marchant derrière en lui tenant l’autre main. Quand l’autobus est arrivé à leur hauteur, ils n’avaient pas encore gagné le trottoir. Il s’en est fallu de peu ! Mais le chauffeur avait lui aussi tout calculé. Et si l’enfant avait échappé le toutou qu’il tenait dans ses bras, s’il avait vu un bloc de glace par terre qu’il avait voulu ramasser…. Improbable ? Pas du tout ! Il suffit de regarder un jeune enfant de 3 ans pendant 30 minutes pour comprendre que c’est tout à fait possible, et même très probable. J’ai connu un gars qui, en voiture, partait comme l’autobus avant que le feu ne soit vert, mais en plus, il passait sur la jaune quasi rouge. Et s’il s’était rencontré sur la route !
Et, il n'y a pas que les automobilistes qui prennent des chances. Prenez les piétons qui traversent à la course entre deux voitures, les cyclistes qui brûlent la rouge pour éviter de s'arrêter. Il y en a qui prévoient même, qu'en tant qu'automobiliste, on les aura vus et on aura eu le temps de ralentir ou d'appuyer sur les freins pour les éviter ! Avez-vous penser que c'est de la glace qui se trouve sous noss roues ? On n’est pas prévoyant. Heureusement, on est chanceux ! Combien de personnes rentrent tranquillement chez eux en ayant, dans la journée, frôlé la catastrophe ?!
Mais d’autres le sont moins, chanceux. Le petit garçon de Québec, mort seul dans la tempête. Et sur la route… à chaque tempête, des gens se tuent, en voiture, sur les routes où la conduite est périlleuse. Chaque fois la même question : pourquoi ? Pourquoi sortir un jour de tempête, alors qu’on a plus de chances d’y rester que de gagner le gros lot à la 6/49 ? Pour le boulot, l’école, le souper d’anniversaire prévu depuis 2 mois ? Pourtant, on en achète des billets de loterie, on y croit au million, et si ça m’arrivait à moi… mais l’accident, lui, il arrive aux autres !
Insouciance ? Allez comprendre ! On a autorisé le virage à droite au feu rouge en sachant que le taux de mortalité allait augmenter, alors que dans les hôpitaux, on s’efforce à sauver le moindre individu !
Et c’est la même chose pour notre corps. On le gave de chips, de gâteaux, de bigs mac, d’OGM et de produits chimiques. On ne mange pas de fruits, juste parce qu’on n’aime pas ça. On ne fait pas d’exercice, on préfère la télévision. Et on est surpris de faire du diabète, des pierres aux reins ou d’avoir mal au dos. Et les urgences et les listes d’attente pour voir un médecin qui débordent…
Pourquoi prendre ces risques ? Qu’y a-t-il de grave ou de si difficile à rester chez nous un jour de tempête ? De manger des fruits et des légumes ? D’attendre que le piéton soit en sécurité sur le trottoir avant de tourner ? De retirer le couvercle de la boîte de conserve pour éviter de s’y couper ? J’écoutais la chargée de campagne du parti québécois, fière de dire à la télévision que, jour de tempête ou non, l’agenda restait le même. Rien ne les arrêtait ! Ça me rassure beaucoup de voir qu’à ce parti, on est sûr de gagner à la roulette russe ! Et on essaie de faire comprendre à nos jeunes que de respecter les limites de vitesse, ça peut sauver des vies. Comme eux, on persiste à croire qu’on est invincible ?
Et on continue de s’endetter, de faire la guerre, de polluer, d’exploiter les sables bitumineux, de produire des gaz à effet de serre. Avez-vous remarqué comment les gens risquent toujours un coup de trop au Banquier ? Vraiment, on a le goût du risque. Laissez-vous votre enfant jouer avec des allumettes ? Alors pourquoi, devenus adultes, on joue avec le feu, le gaz et l’huile en même temps ?
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