vendredi 4 avril 2008

Suicide au casino : la vraie nouvelle

Bon, encore une nouvelle qui n’en est pas une : une personne s’est suicidée en sortant du casino. Bon ok, c’est une nouvelle. Par contre, ça fait la manchette puisqu’on révèle aussi le grand malheur : deux personnes se seraient suicidées en sortant d’un des trois casinos du Québec entre 1999 et 2007. Ayoye !!! Deux personnes en huit ans ! Crime, a-t-on calculé le nombre de suicides qu’il y a en sortant de la taverne et encore, en sortant du travail ? De l’école ? Deux personnes en huit ans ! Moi je trouve que c’est franchement pas beaucoup ! Combien d’argent est investi dans les campagnes de sensibilisation au jeu compulsif ? Les publicités, les projets de loi, les rapports… On nous laisse croire ainsi que le problème est un fléau. Tout ça pour deux personnes en huit ans ? Bon ok. C’est ceux qui restent qui ont besoin de support. D’accord. Par contre, n’y a-t-il pas d’autres problématiques qui causent davantage de morts, comme la maladie mentale, le cancer où l’on pourrait investir plus intelligemment davantage d’argent ?

20 000 québécois meurent du cancer chaque année.
12 000 meurent des suites du tabagisme.
1300 se suicident.
700 meurent sur les routes.

En 2003, on a autorisé le virage à droite au feu rouge, alors qu’un dossier présenté par La Direction de la Santé Publique du Québec prévoyait un mort au Québec aux deux ans. Ce qui veut dire quatre en huit ans. Et on l’a autorisé pareil. Maintenant, pour deux morts en huit ans, on est prêt à interdire les casinos et à condamner l’implantation de nouveaux ? Expliquez-moi quelqu’un !?

Et on essaie de nous faire croire, en plus, en lançant cette grande primeur en première du Téléjournal de Radio-Canada que le casino est le grand coupable de ce malheur. Qu’est-ce qui me prouve que c’est à cause qu’il a perdu au jeu que l’homme s’est enlevé la vie. S’il était sorti du dépanneur, est-ce qu’on aurait accusé cet établissement ? On tire des conclusions rapides à chaque fois que deux variables sont présentes en même temps. Mais, comme on apprend en sciences, ça veut pas dire que l’une cause l’autre. Pour moi, la vraie coupable, c’est la même qui pousse vers l’alcool ou la drogue, c’est la détresse psychologique. C’est au bien-être mental qu’on doit s’attarder. Quand il n’y en a plus, c’est tout de suite qu’on doit chercher et trouver de l’aide.

La vraie nouvelle
Qu’on me comprenne bien, je ne dis pas qu’on doit abandonner les personnes atteintes du jeu compulsif, par contre, les chiffres qu’avancent les journalistes ce soir ne justifient pas autant d’argent investi. Deux suicides en huit ans, c’est le chiffre dévoilé par Loto-Québec qu’on a acculé au coin du mur pour qu’il démontre davantage de transparence sur ce dossier. Le Bureau du coroner du ministère de la Santé publique fait état quant à lui de 25 à 30 suicides par année dont le jeu pathologique serait un des facteurs. Alors avec nos 0,25 suicides par année au casino, soit que les journalistes font une tempête dans un verre d’eau, soit que Loto-Québec est avare des réelles statistiques, et si c’est le cas, la voilà, la vraie nouvelle !

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Hello. This post is likeable, and your blog is very interesting, congratulations :-). I will add in my blogroll =). If possible gives a last there on my blog, it is about the SBTVD, I hope you enjoy. The address is http://sbtvd.blogspot.com. A hug.

Anonyme a dit...

This is great info to know.