dimanche 10 février 2008

Soirée en échappée

Bizarre de soirée. Vous savez celle où vous avez l’impression de ne jamais être au bon endroit au bon moment, d'être cinq minutes en retard sur votre destinée et de ne pas réussir à la rattraper.

Ça a commencé quand le téléphone a sonné, alors que j’étais en train de passer l’aspirateur habillée en guénille du dimanche, pas lavée, les cheveux bien collés sur la tête à cause de ma tuque que j’ai portée cet après-midi pour aller faire une petite épicerie pour le souper et chercher un film pour la soirée. Je m’apprêtais donc à passer une petite soirée tranquille à la maison. J’avais un doute tout de même en prenant Munich, durant presque trois heures. « Regarde ben ça, on va m’appeler pour sortir » que je me suis dit.

Ben voilà, je décroche et c’est Stéphane. Stéphane, c’est un nom fictif puisqu’en fait, il s’appelle Abderahim-Olivier Gagnon et avec un nom comme ça et ce que je vais raconter, vaut mieux qu’on ne puisse pas trop l’identifier… Donc, Stéphane m’invite à un spectacle de danse à 18h30 et à prendre une bouchée ou un café après. Il a ensuite un party chez une copine commune, mais bon, ne pouvant danser, vu mes tendinites, j’aime mieux pas tenter le diable. En fait, il y a une autre raison, mais bon… c’est pas le but de l’histoire. Donc, 18h30… c’est bon, je me dis que ça me ferait du bien de sortir un peu. Il est 17h15 ! Laisse l’aspirateur en plan, saute dans la douche, oublie que les serviettes sont en train de sécher dans la sécheuse !

Je m’habille à pleine vitesse. Rouge à lèvres et hop, dans un taxi. J’arrive pile ! 18h25 ! Stéphane n’est pas encore arrivé. On distribue les laissez-passer. J’en prends 2. On annonce qu’il reste une place… et hop, c’est complet ! Toujours pas de Stéphane en vue… Je l’appelle. J’ai juste le temps d’entendre : « Rentre, je te rejoins », mon téléphone meurt. C’est ce que je fais. Heu, pas je meurs… je rentre. En prenant soin de laisser le laissez-passer à son attention à la porte. Ça commence. Ça se tortille par terre. Ça a des faces de déprimés, ça se tiraille, ça joue de la perceuse pis glinglingue avec des chaînes. Toujours pas de trace de Stéphane. Maintenant, ça niaise couché sur le côté sur un tabouret à la Tuktu faisant le phoque dans un film de l’ONF! Bon, j’en ai assez. Je sors. Retrouve Stéphane qui s’était retrouvé face à une porte barrée.

Et si on allait manger une bouchée. Cherche un petit resto, bon et rapide. Le Chai, un végé thaï. On s’assoit. On regarde le menu. Avec mes allergies aux noix et légumineuses, y a finalement rien que je peux manger. On s’essaie pour un frites et moules. Il y a une file d’attente. Bref, fouillez-moi comment, on se retrouve chez Renaud-Bray où j’achète un livre et lui, un CD. 8h30. J’ai faim et un film qui m’attend chez moi. Je décide d’abandonner Abd… oups, Stéphane. Je me prends un poulet en passant pour pas avoir à cuisiner et traverse pour prendre un taxi. Là, quelqu’un crie mon nom en face de moi: « Mamadou Benanoué » tant qu’à être dans le fictif ! Une copine avec son chum. Ils arrivent du resto et s’en vont voir un show. Ils veulent que je les accompagne. J’hésite. Mais bon, puisque j’aurais dû rester chez moi tout à l’heure, autant dire non tout de suite. De toute façon avec le poulet sous le bras…

Donc, de retour chez moi. La balayeuse dans le milieu du salon, les draps sur le divan, les serviettes mouillées. Je m’installe rapidement, là où j’aurais dû être finalement… Je prends une bouchée de poulet et pars le film… Merde ! Je l’ai déjà vu !

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