J’écris ces lignes sur la plage à moi toute seule où on m’a installé une chaise sur le bord de la mer. J’ai enfin passé une nuit des plus reposantes dans ma cabane à écouter les vagues se briser sur le sable et le chant des criquets, à sentir la douce brise sur ma peau ainsi que l’odeur saline mêlée d’humidité et de parfum de terre mouillée par la pluie ajouté d’un soupçon de fleur ravigorée par l’orage.
Il me vient cette réflexion que c’est ici que se rejoignent l’art et la science. Ce souci du détail et de la perfection. L’œil qui s’ouvre au détail, qui scrute et se laisse émerveiller par l’inusité, c’est l’œil du scientifique, et la main qui interprète ces moindres différences et qui crée son univers remplis de soupçons et de perfection, c’est celle de l’artiste. Ils ne sont pas opposés, ils sont les deux facettes d’une même entité.
Tout à l’heure, j’irai me faire envelopper de cacao ou de sel marin, et je saurai apprécier les moindres gestes, les délicates textures, les subtiles parfums. Par mon regard scientifique, je saurai reconnaître l’artiste.
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