dimanche 17 juin 2007

Viens voir mononcle !

J’ai un goût d'amertume qui me donne un haut le coeur. Nous nous sommes donnés, nous occidentaux, des lois, des règles, basées sur des valeurs que nous partageons et auxquelles nous tenons. Pourquoi ceux qui font toujours partis de ce peuple, qui sont nés au sein de ces principes et qui demeurent citoyens de cet État peuvent-ils aux yeux de tous et pire, aux yeux de leurs concitoyens, transgresser ces lois, sans que l’on puisse faire ou dire quoi que ce soit ?

Ils ne devraient pas, chez eux comme ailleurs faire fi de ces règles, de ces principes qui ont derrières eux des centaines, si ce n’est de milliers d’années d’histoires. Qui ont eu et qui ont toujours leur raison d’être. Pour la protection, la sécurité et le bien être des personnes. Il n’est pas normal que nous qui partageons ces lois sous un même toit, ne pouvons nous juger dans un autre lieu.

De ne pouvoir rien faire, ça me tue, ça m’obsède, ça me met hors de moi. Ils ont droits à leur vacances à eux, aussi diabolique qu’il soit, pourquoi moi, je n’ai pas droit aux miennes !?

J’ai écrit ces lignes, alors que j’essayais d’apprécier tranquillement le dernier repas de mon voyage, et qu’attablés à coté de moi, se trouvaient trois septuagénaires à l’accent belge, trois coqs prépubaires, le torse gonflé jusqu’à péter leurs boutons de chemise, au discours et au rire sonore poussés à gorge déployés comme une cathédrale à faire résonner, à qui veut les entendre, leurs prouesses de la veille, rapportant les faits et gestes de « leur femme » comme s’ils racontaient les acrobaties de Fripon, leur petit bichon poilu : « Moi je préfère les négresses » lance l’un d’eux.

À Cabarete comme à Sosua, on peut voir des bonhommes, européens, américains, québécois, de 60-70 ans, venus en République dominicaine dans le but exclusif de profiter de la prostitution et des lois très permissives du pays à cet égard. On peut les entendre entre eux vanter leurs performances, être témoin du harcèlement qu’ils exercent sur une jeune fille pour contrôler ses allées et venus ou les apercevoir prenant le petit déjeuner en tête à tête avec une fille d’à peine 18 ans.

Aucun scrupule, aucune honte, au contraire, ils se donnent en spectacle. Ces hommes se pavanent comme des orignaux en rut aux bras des plus jolies filles de la région. Leur estime monte en flèche, se prenant pour Don Juan ou Casanova, oubliant totalement qu’ils ont dû payer pour qu’elles s’intéressent un tant soit peu à leur peau moite et flasque, à leur bedaine poilu et à leur sexe molasse et fainéant. Pompés à bloc, ils pensent qu’ils rivalisent avec les jeunes surfers de la place au corps bronzé et ferme. Habitués à exercer leurs yeux dans le but de sélectionner la chair ferme qu’ils voudront dans leur lit, ils posent ensuite ce même regard sur les autres femmes, sur moi, sur les fillettes de 12-14 ans qui passent en riant rejoindre leur mère. Comme des loups goinfres qui n’en ont jamais assez à se mettre sous la dent.

Ces hommes me dégoûtent. Après une semaine ou deux de débauche, ils reprendront l’avion pour regagner leur petite vie tranquille, leur famille, leurs petits-enfants et pour certains, leur femme, la vraie. Ils déambuleront sur les trottoirs de mon quartier, je les croiserai à l’épicerie, l’un d’eux conduira ma meilleure amie à l’hôtel pour son mariage. Personne n’aura le moindre soupçon sur leurs activités, et pire, personne ne se méfiera de ce qui se trame dans la tête derrière ces yeux semblants anodins, mais qui observent cette jeune femme, cette fillette. De cette conception dégradante qu’ils ont de la femme.

Et ils laisseront ces jeunes filles qu’ils auront entretenues pendant la durée de leur séjour comme ont dit bonjour à la femme de chambre qui a bien fait son travail : « Merci pour les services rendus, à un de ces 4. » Aucun souci des conséquences de leurs activités sur elles. De leur estime qu’ils ont brisés à mesure que la leur grimpait. Des rêves qu’elles n’atteindront peut-être jamais, prises dans le cercle vicieux qui leur permet de rester en vie. D’autres veilles peaux prendront leur relais et eux, ils reviendront, emmenant avec eux de nouvelles recrues.

Lâches, minables, vieux schnock, trous-de-cul, je n’ai pas de mot assez laid pour vous dire combien je vous méprise. Que je déteste le pouvoir que vous avez ainsi que la contribution négative que vous apportez au statut et à la condition des femmes dans leur pays et dans le miens. Vous ne méritez pas ce que vous prenez d’elles. Je vous souhaite de le payer très cher et de mourir seuls comme des pauvres bichons perdus dans un trou à rat, la queue en l’air, d’une overdose de Viagra.
Et à Montréal, ça n'existe pas ? Voir l'article suivant... http://www.cyberpresse.ca/article/20070718/CPACTUALITES/70718002/6730/CPACTUALITES

Aucun commentaire: